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Réponses aux questions posées le plus fréquemment... par les princesses

Combien de fois par jour est-il recommandé de se laver ?

Deux toilettes par jour sont largement suffisantes(1), même en cas de mycose. Leur multiplication altère le film hydrolipidique de la peau fragilisant ainsi les muqueuses.

(1) Vulvites allergiques de contact : progrès en dermato-allergologie Faure. M. Jullier. D – John libbey Eurotext, Paris 2000, 205 – 10.

Peut-on attraper des mycoses à la piscine ?

L’eau des piscines peut-être éventuellement contaminée par des Candida (champignons microscopiques généralement responsables des mycoses), au même titre que le sable des plages, et peut donc potentiellement entraîner des mycoses récidivantes*. Aussi, il est recommandé après un bain de mer ou en piscine, de se rincer rapidement et de bien se sécher**.

*Les infections vaginales, M. Delcroix, C. Cheront ; Infections gynécologiques Ed. Masson 1994.
** VEXIAU-ROBERT D. Thérapeutique dermatologique, Médecine-Sciences Flammarion 2001.

Comment limiter la survenue des mycoses ?

Tout simplement en prenant de bonnes habitudes et en adoptant de bons réflexes.

Côté toilette :
  • Evitez les excès et les douches vaginales.
  • Adoptez un savon non agressif pour la région intime (éviter les gels douche et les sprays).
  • Préférez les douches aux bains.
  • Après la toilette, séchez-vous avec précaution la zone intime avec une serviette de toilette régulièrement changée (au besoin avec un sèche-cheveux) sans oublier les replis de la peau.
  • Après la selle, nettoyer la zone intime d'avant en arrière pour éviter le transfert des germes de la zone péri-anale vers la zone intime.
  • En période de règles changez vos tampons ou serviettes hygiéniques toutes les 4h.
  • Si vous portez des protège-slips, changez les plusieurs fois par jour, en particulier s'ils possèdent un film plastifié puisque ce dernier favorise la transpiration et la macération.
Côté vestimentaire :
  • Préférez les sous-vêtements en coton aux sous-vêtements en matière synthétiques (les sous-vêtements en coton limitent la transpiration et la macération) et lavez les au minimum à 70°C.
  • Préférez les vêtements amples pour prévenir les frottements.
  • Evitez les collants sous les pantalons.
Autres conseils :
  • Evitez les endroits chauds et humides types piscines ou jacuzzi.
  • Evitez un traitement antibiotique lorsque celui-ci n'est pas jugé indispensable par votre médecin car ce dernier peut déséquilibrer la flore de la zone intime.

Société de Formation Thérapeutique du Généraliste- Documents d'information à l'usage des patients- Les mycoses vaginales-Août 2001.

La mycose génitale est-elle due à un champignon venant de l’intestin ?

Les mycoses génitales sont le plus souvent dues à des champignons microscopiques appelées Candida albicans. Ces champignons sont des hôtes normaux de la muqueuse vaginale, au même titre que d’autres micro-organismes. Ils sont normalement présents en faible nombre, et ne donnent aucun symptôme. Ce n’est que lorsque les Candida albicans deviennent dominants que les symptômes apparaissent et se manifestent par une mycose. Ce champignon est par ailleurs un hôte normal du tube digestif, il est donc en mesure de se déplacer de la zone péri-anale (du fait des va-et-vient pendant les rapports sexuels par exemple) et entraîner une (re)colonisation du vagin. Il existe en effet une concordance fréquente entre les souches vaginales et fécales de Candida albicans en cas de mycose*.

*Les infections vaginales, M DELCROIX, C CHERONT ; Infections gynécologiques Ed. Masson 1994.

Le partenaire sexuel peut-il être responsable des récidives mycosiques ?

Les mycoses vulvo-vaginales sont le plus souvent dues à des champignons nommées Candida albicans. L’infection à Candida albicans n’est pas une infection sexuellement transmissible, mais elle peut se transmettre à l’occasion d’un rapport sexuel*. Les rapports sexuels peuvent en effet faciliter le mouvement des Candida albicans de la zone péri-anale vers le vagin et entraîner un traumatisme mineur local, créant ainsi des conditions adaptées aux champignons pour envahir les tissus**.

Par ailleurs, l'appareil génital masculin peut être colonisé par des Candida albicans sans que le partenaire ne présente de symptômes. Environ 20% des partenaires de femmes ayant des candidoses vulvo-vaginales récidivantes ont des germes de type Candida au niveau de leur pénis. Ceci est plus fréquent chez les hommes non circoncis que les circoncis**. La transmission de ces organismes au vagin se produit ainsi sans doute dans quelques cas. Le partenaire n’a pas besoin d’être traité sauf s’il présente des signes de balanite ; le traitement du partenaire se limite le plus souvent à des soins d’hygiène et l’application d’une crème antimycosique*.

*VEXIAU-ROBERT D. Thérapeutique dermatologique, Médecine-Sciences Flammarion 2001.
**Sobel JD : Epidemiology and pathogenesis of recurrent vulvovaginal candidiasis. Am J Obstet Gynecol 1985 ; 152:924-935.

Pourquoi attrape-t-on des mycoses pendant la grossesse ?

Les mycoses génitales sont le plus souvent dues à des champignons microscopiques appelées Candida albicans. Ces champignons sont des hôtes normaux de la muqueuse vaginale, au même titre que d’autres micro-organismes. Ils sont normalement présents en faible nombre, et ne donnent aucun symptôme. Ce n’est que lorsque les Candida albicans deviennent dominants que les symptômes apparaissent et se manifestent par une mycose. Pendant la grossesse les niveaux d’hormones reproductives sont élevés ce qui entraîne une augmentation de la teneur en glycogène au niveau du vagin, qui est une source d’éléments nutritifs pour des micro-organismes comme le Candida albicans. Ceci favorise donc la prolifération des Candida albicans au niveau vaginal. Par ailleurs, l’œstrogène (hormone) également en teneur importante pendant la grossesse favorise la fixation des Candida albicans au niveau vaginal*. Enfin sous l’influence hormonale, le milieu vaginal s’acidifie pendant la grossesse ce qui favorise le développement du Candida albicans.

*Dennerstein GJ, Ellis DH. Oestrogen, glycogen and vaginal candidiasis. Aust N Z J Obstet Gynaecol 2001 ; 41:326–28.

Y’a-t-il un risque pour le déroulement de la grossesse en cas de mycoses ?

La grossesse entraine une modification de la flore vaginale ce qui favorise les infections et en particulier les mycoses. Celles-ci ne compromettent pas le développement de l’enfant, mais doivent être traitées et prévenues de manière adaptée sur consultation gynécologique*.

*Les infections génitales basses : quelle hygiène recommander - D’après une communication du Dr Dequidt aux journées Aquitaines de Perfectionnement en Reproduction.

Y a-t-il un traitement local à utiliser en complément des ovules ?

L’utilisation d’un soin gynécologique en association avec les ovules antimycosiques ou les crèmes antimycosiques est recommandée pour diminuer les symptômes. Il est important de choisir un soin au pH adapté pour contrer l’acidité du milieu vaginal, acidité qui favorise la prolifération du Candida albicans (champignon responsable de la mycose), et calmer l’irritation. Un soin de pH 8.5 est adapté et doit être utilisé en lavage externe*.

*Pharmacie et surveillance infirmière Par Denis Stora - Les infections gynécologiques.

Y’a-t-il un risque à utiliser des lubrifiants ?

Les lubrifiants peuvent aider à empêcher la perforation des préservatifs pendant leur utilisation et peuvent prévenir une irritation vaginale, qui pourraient augmenter le risque d'infection.
Il n’y a pas de risques associés à leur utilisation, néanmoins, si les préservatifs ne sont pas déjà lubrifiés et que les lubrifiants sont achetés séparément, il faut s’assurer d'utiliser ceux qui sont à base d'eau et adaptés à cet effet. En cas d’incertitude, demandez conseil à votre pharmacien.
Il ne faut jamais utiliser un lubrifiant qui contient des huiles, des graisses (comme la gelée de pétrole contenue dans la vaseline), de l'huile pour bébé, des lotions pour les mains ou le corps, des graisses de cuisson, ou des produits cosmétiques gras comme de la crème. Ils peuvent sérieusement endommager le latex, et faciliter la perforation du préservatif*.

*Condoms and Sexually Transmitted Diseases, Brochure - ,December 1990, Food and Drug Administration.

Dois-je me laver avant/après chaque rapport sexuel ?

Un lavage externe à l’eau associé à un savon approprié, de la région génitale, est recommandé avant et après chaque rapport sexuel. Il n’est toutefois pas utile de se laver avant un rapport sexuel si ce dernier a lieu peu de temps après une toilette quotidienne*. Cependant les femmes utilisant des contraceptifs locaux chimiques (ovules, crèmes ou éponges spermicides) ne doivent pas utiliser de savon pour la toilette pendant plusieurs heures après le rapport, car l'eau savonneuse, même à l'état de traces peut inactiver le spermicide.

Il faut par ailleurs s’assurer de la bonne hygiène du partenaire avant chaque rapport sexuel (lavage des mains et du sexe) et utiliser un préservatif au moindre doute, même si l’on utilise un autre mode de contraception. Il faut savoir demander à son partenaire les mêmes précautions d’hygiène que l’on s’impose à soi-même.

*Fondation Genevoise pour la Formation et la Recherche Medicales - Conseils pratiques pour l’hygiène intime féminine - Dr. A. Kokos.
**Les infections génitales basses : quelle hygiène recommander - D’après une communication du Dr Dequidt aux journées Aquitaines de Perfectionnement en Reproduction Humaine.

Faut-il utiliser un produit spécifique pour la toilette intime ?

Il ne faut pas utiliser n’importe quels produits, notamment trop décapants, ou des produits antiseptiques quelconques, sans raison ou avis médical. Il est recommandé d’utiliser un soin respectant l’acidité naturelle de la zone intime. Ces produits peuvent vous être conseillés par votre médecin ou pharmacien, et peuvent être enrichis en agents adoucissants ou hydratants*.

*Fondation Genevoise pour la Formation et la Recherche Medicales - Conseils pratiques pour l’hygiène intime féminine - Dr. A. Kokos.

Y a-t-il des précautions d’hygiène à respecter pendant les rapports sexuels ?

Les rapports sexuels pendant les règles doivent être évités (risque d’ascension des germes). Il faut utiliser un préservatif à chaque rapport sexuel avec un partenaire à risque : un inconnu, partenaires multiples, partenaire présentant une MST (maladie sexuellement transmissible)*.
L’absence de rapport protégé ne se conçoit qu’avec un partenaire exclusif et sain, car outre le risque de grossesse, le risque de MST est réel**. Il faut par ailleurs respecter la flore vaginale et éviter toute introduction de germes pouvant déséquilibrer cette dernière. Aussi une pénétration vaginale suite à une pénétration anale est totalement déconseillée sans certaines précautions hygiéniques entre celles-ci car il y a un risque d’ensemencement des germes.

*Fondation Genevoise pour la Formation et la Recherche Medicales - Conseils pratiques pour l’hygiène intime féminine - Dr. A. Kokos.
**Les infections génitales basses : quelle hygiène recommander - D’après une communication du Dr Dequidt aux journées Aquitaines de Perfectionnement en Reproduction Humaine.

Que penser de l’usage des douches antiseptiques et des douches vaginales ?

Les douches vaginales ne sont ni nécessaires ni recommandées, puisqu'elles peuvent perturber l'équilibre naturel d'acidité de votre vagin et augmenter le risque d'irritation*. A la rigueur, il est possible d’en effectuer une fois après les règles et uniquement avec de l’eau claire sans additionner d’autres produits pour ne pas perturber l’écosystème local de défense (sauf avis médical différent). Des ablutions externes à l’eau et au savon adaptées à l’hygiène féminine avec exploration digitale, mains propres, remplacent avantageusement les douches vaginales.
Le milieu vaginal assure lui-même sa protection ainsi il faut éviter l’usage fréquent et régulier de la douche vaginale ou de l’irrigation vaginale à l’aide d’une poire gynécologique, (sauf avis médical différent).

*Réseau Canadien pour la santé de la femme, 2007.
*Fondation Genevoise pour la Formation et la Recherche Medicales - Conseils pratiques pour l’hygiène intime féminine - Dr. A. Kokos.

Quels sont les premiers symptômes de la sécheresse intime ?

Les patientes concernées ne se plaignent pas de sécheresse, mais plutôt de douleurs locales et d’échauffement : « ça fait mal, ça chauffe, ça cuit ». Des douleurs pendant les rapports sexuels semblent être pour certaines femmes le seul symptôme sexuel présentable. Parfois la plainte est plus détournée, évoquant des mycoses à répétitions, les patientes expriment leur inconfort vaginal ou leur prurit vulvaire. D’autres fois encore ce sont les signes urinaires qui sont au premier plan*.

*Réf : MIMOUN S., WEITZMANN J.-J. Sécheresse vaginale : étiologies et conséquences. La Gazette Médicale 1995 ; 102(7): 18-20.

Quels sont les facteurs déclencheurs de la sécheresse intime ?

L’altération de la lubrification vaginale entrainant la sécheresse vaginale peut être causée par de nombreux mécanismes : hormonaux, iatrogènes, infectieuses ou psychologiques*

Les causes hormonales sont essentiellement représentées par les carences oestrogéniques. Ces carences peuvent être naturelles et s’observer chez la femme ménopausée, après un accouchement ou pendant l’allaitement. Ces carences peuvent être induites par l’utilisation de certaines pilules à climat progestatif ou de certains médicaments (comme le tamoxifène).
Les causes iatrogènes (i.e provoqué par un acte médical ou des médicaments) : les toilettes ou irrigations vaginales répétées avec des détergents agressifs (certains déodorants intimes) ; l’utilisation intempestive de tampons périodiques en dehors de périodes de menstruations ; certains hypotenseurs et certains neuroleptiques ; les suites opératoires de certaines lésions cervico-vaginales.
Les causes infectieuses sont toutes les formes de vaginites mycosiques infectieuses ou parasitaires.
Les causes psychologiques : un manque d’intérêt pour la sexualité ; une inhibition liée au vécu personnel de la femme ; la peur des maladies sexuellement transmissibles ou du SIDA ; une défaillance technique de la part du partenaire qui néglige les préliminaires (partenaire maladroit).

Enfin la sécheresse vaginale peut également s’observer chez les diabétiques, au cours de dépressions ou de certaines affections neurologiques ou de toute altération importante au long cours de l’état général.

*MIMOUN S., WEITZMANN J.-J. Sécheresse vaginale : étiologies et conséquences. La Gazette Médicale 1995 ; 102(7): 18-20.
**NIDAAM N. - La Sécheresse Vaginale. La Vie Médicale 1990 ; 7 : 285-287.

Quelle conduite adopter en cas de sécheresse intime ?

Tout d'abord, consultez votre gynécologue afin de trouver la cause de cette sécheresse vaginale. En cas de carence hormonale il existe des traitements de fond prescrits par un médecin (ex : ovule), et pour la sécheresse liée à la ménopause, il existe un traitement hormonal substitutif. En cas de troubles psychologiques, le traitement strictement médical ne suffit pas, les conseils et le soutien du médecin se doivent d’être aussi détaillés que son ordonnance. En cas d’infection, utilisez des anti-infectieux pour régénérer la flore normale du vagin. Dans tous les cas les lubrifiants (à utiliser plus ponctuellement au moment des rapports) seuls ou associés à des traitements prenant en compte les causes spécifiques de la sécheresse, constituent une aide efficace pour l’un et l’autre des partenaires. Privilégiez les produits à base d’acide hyaluronique ou de vitamine E par exemple*.

L’hygiène de vie peut aussi avoir un impact** - Utilisez un soin intime adapté sans douche vaginale 1 à 2 fois par jour maximum. Ayez une activité sexuelle régulière. Pendant les rapports, de longs préliminaires favoriseront la lubrification. Réduisez votre stress et restaurez une hygiène de vie saine.

*MIMOUN S., WEITZMANN J.-J. Sécheresse vaginale : étiologies et conséquences. La Gazette Médicale 1995 ; 102(7): 18-20.
**NIDAAM N. - La Sécheresse Vaginale. La Vie Médicale 1990 ; 7 : 285-287.

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