Les irritations vulvo-périnéales


Qu’est-ce qu’une irritation ?


Irritation : action de ce qui irrite ; irriter : mettre en colère, rendre plus vif, causer de la douleur, de l’inflammation dans un organe (« frottement qui irrite »)(1)

La vulve est la partie la plus intime du corps. Aussi sensible que le visage, hyperinnervée, la moindre irritation peut provoquer une gêne insupportable. L’irritation vulvo-périnéale peut être définie comme une expérience sensorielle d’inconfort ou de désagrément au niveau de la vulve et/ou du périnée qui l’entoure.

Les irritations peuvent être d’intensité variable, permanentes ou intermittentes mais à chaque niveau perturbent la vie des femmes, tant dans le domaine professionnel que dans le domaine privé.

Quels sont les facteurs favorisants ?


Hygiène intime inadéquate :
Les irritations vulvo-périnéales peuvent-être provoquées tant par un excès d’hygiène que par une hygiène défectueuse. Les toilettes excessives (plus de deux fois par jour) favorisent l’altération du film hydrolipidique protecteur sécrété par les glandes sébacées et sudoripares de la région vulvaire.

A l’inverse, des toilettes trop espacées favorisent la macération des sécrétions physiologiques et le développement de germes, qui sécrètent des substances irritantes pour la peau et les muqueuses.

Facteurs vestimentaires :
Les jeans et les pantalons trop serrés sont source de frottements favorables à l’apparition d’irritations vulvo-périnéales.

Les tissus peu respirant comme le synthétique ou la soie, les collants sans entrejambe en coton et les protèges-slips, quand ils sont insuffisamment renouvelés, augmentent la température locale et favorisent la transpiration ainsi que la macération.

Facteurs hormonaux :
Pendant les périodes menstruelles, le sang est dépourvu de germes. Cependant, au contact des germes présents dans l’air ou sur la peau, une odeur désagréable peut se former. Pour éviter ces odeurs, les femmes se lavent traditionnellement davantage pendant cette période. Le recours à des produits de toilette au pH inadapté favorise la déshydratation de la région vulvo-périnéale et son irritation.

Facteurs mécaniques :

Les rapports sexuels rapides, sans ou avant l’apparition de la lubrification vulvo-vaginale peuvent provoquer des microtraumatismes et favoriser le développement des irritations.

Changés insuffisamment, les tampons périodiques et les serviettes hygiéniques favorisent également le développement de germes propices au développement d’une gêne causant l’irritation.

Si les irritations persistent, ou si elles sont accompagnées de brûlures et de pertes blanches anormales (grisâtre ou verdâtre/jaune) parfois malodorantes, il est important de que vous consultiez votre médecin.
  • (1) Source – Petit Robert